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Images photos plongee Avec ses images aériennes, terrestres et sous-marines de voyages, le but de ce site est de vous faire découvrir la variété de la faune et de la flore et la beauté des paysages. Ces photos ne sont pas toutes «techniquement» parfaites, mais je m’attache d’abord à saisir l’opportunité et l’instantané. La diversité extraordinaire de la nature est un vrai régal pour les yeux, alors bon visionnage !Photography and scuba diving in the Indian and Atlantic Ocean.

Marcel Séjour, peint à Mayotte, la mer et la vie sous-marine

Yvon Gildas(;)o

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Le peintre Marcel Séjour, amoureux de Mayotte et des Comores, a exposé 25 toiles inédites sur le thème de la mer et de la vie sous-marine, lors du Festival mondial de l'image sous-marine de Marseille.

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Bravo, c'est un vrai coup de cœur pour ce grand artiste qui ne peint pas que sur le thème de la mer ! je vous encourage vivement a consulter les liens et d'aller visionner le travail de ce grand artiste !

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Visitez sa galerie et son blog :

Sa galerie :

http://www.facebook.com/posted.php?id=1520976941

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Son profil Facebook :

http://www.facebook.com/profile.php?id=1520976941

 

Son Blog :

http://comores-mayotte-art.blogspot.com/

 

D’autres infos

http://www.comores-online.com/mwezinet/art/marcelsejour.htm

 

 

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Article de presse :    ©Julien Perrot http://www.mayottehebdo.com/content/view/1055/1/

 

 

Arrivé il y a une quinzaine d'année, Marcel Séjour fait partie des très rares artistes peintres qui arrivent à vivre de son art à Mayotte.

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A force de volonté et de persévérance, ce fils d'ouvrier a réussi à mener la vie dont il rêvait. Aujourd'hui ses toiles sont visibles un peu partout sur l'île, car son style et son talent sont très appréciés des amateurs de peinture figurative. Portrait de ce personnage au parcours atypique, qui a séjourné 15 ans en Australie et s'est formé tout seul à la peinture.

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Dans la rue Babou Salama de Cavani, derrière un portail bleu ciel qui nous mène dans un couloir extérieur où jouent des enfants, une pancarte "Marcel" joliment peinte nous montre le chemin de l'atelier. Un fouillis organisé, comme on en voit souvent chez les artistes, où trônent des toiles entourées d'ustensiles et de tubes de peinture. Après un petit tour du propriétaire, l'artiste nous accueille torse nu à son bureau, jonché de journaux, de livres philosophiques et d'un bric-à-brac divers. A un moment de sa vie, Marcel Séjour s'était vu écrivain…

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Personnage atypique dans l'univers mahorais, Marcel Séjour est installé à Mayotte depuis 1993. Il a commencé à peindre en 1980, quand il vivait en Australie, mais cela ne fait que deux ans qu'il parvient à vivre de son art. "C'est très long quand on ne passe pas par le circuit des galeries", explique ce peintre autodidacte issu d'un milieu ouvrier, que rien ne destinait a priori à une carrière artistique : "Quand j'étais collégien je dessinais beaucoup, mais mon père me disait : tu n'as rien de mieux à faire ?".

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Diplômé de l'Ecole de commerce de Nantes, il est parti à Melbourne et sa région pour "être loin de mes parents, surtout de ma mère, pour qu'ils ne puissent plus débarquer chez moi à l'improviste. A l'époque le voyage était gratuit, à condition de rester deux ans sur place. Je me voyais rentrer en jeune cadre dynamique". Finalement, Marcel a pris goût pour sa vie là-bas, où il a été cuisinier pendant une dizaine d'années et a vécu de "bâtons de chaise".

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"J'ai appris mon métier par petits bouts"

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"La peinture me plaisait plus que l'écriture car elle amène à des angoisses plus supportables", constate cet intellectuel tourmenté qui a sans cesse cherché à donner plus de sens à sa vie au travers de ses activités créatrices. Son premier dessin est un autoportrait au crayon de bois : "A l'époque, je travaillais encore assis", nous confie-t-il. "J'avais un ami qui dessinait très bien et je m'en croyais incapable. Mais avec une gomme, je peux effacer…". Il a réalisé son premier tableau à 32 ans, à partir d'une photo de pigeons. Il a ensuite commencé à passer ses soirées et ses après-midi à peindre et dessiner.

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Marcel ne travaille qu'au fusain et à peinture à l'huile, car "l'acrylique et l'aquarelle sèchent trop vite, on ne peut plus rien modifier ensuite". Son travail est avant tout centré sur les personnages et il n'a toujours été que dans la peinture figurative : "Je ne suis pas capable de savoir si c'est bon quand je fais de l'abstrait et ce n'est pas une question qu'un artiste doit se poser". Il a aussi toujours privilégié le figuratif car c'est ce qui plaît aux gens et qu'il a très vite rêvé d'en faire son métier. "J'ai réagi comme un fils d'ouvrier : il faut d'abord faire son boulot correctement, et ne pas "se lâcher" comme disent les profs d'arts plastiques. J'ai appris mon métier par petits bouts".

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En 1979, il a passé 14 mois de vacances en Afrique, dont 6 mois au Kenya où il a écrit son premier livre. C'est là qu'est né son goût pour les peaux noires : "Visuellement, la peau noire me plaît". Après 15 années passées en Australie où il finit en plein "bush", à 8 km du premier voisin, à boire du porto, Marcel décide de revenir en Métropole en 1987 où il passe une licence d'anglais et le Capes dans la foulée. Attiré par "les primes faramineuses" proposées aux enseignants, il décide de partir pour Mayotte où il devient professeur d'anglais au collège de Dzoumogné pendant 4 ans.

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Vermeer et Rembrandt, ses deux guides

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Un cancer du larynx va non seulement le faire arrêter de fumer, mais va aussi lui permettre de prendre des congés maladie et sabbatiques pour parfaire son apprentissage de la peinture. A l'époque, il produisait environ 10 tableaux par an, contre 30 à 50 aujourd'hui. Des scènes de la vie quotidienne, avec son exubérance de couleurs vives et criardes, ou des natures mortes. Ses guides sont Vermeer et Rembrandt, deux célèbres peintres du XVIIe siècle.

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Il lui aura fallu plus d'une dizaine d'années pour savoir comment obtenir le meilleur mélange de couleurs : "Les deux choses les plus importantes sont quoi mélanger avec quoi et dans quel ordre le faire", nous révèle l'artiste, "ça change pratiquement à chaque tableau, c'est une affaire d'expérience. Il faut savoir où appuyer, où regarder. Ingres disait qu'il n'y a rien en peinture qui ne puisse s'apprendre en une semaine. Mais il ne faut pas confondre "apprendre" et "maîtriser", car là il faut 10 ou 15 ans".

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L'année dernière, Marcel a vendu au CHM et à la mairie de Mamoudzou de grands tableaux de 2,50 mètres de large exposés au public. Il travaille rarement sur commandes : ses clients viennent le voir à son atelier et réservent souvent des tableaux qui ne sont pas finis. Six élèves viennent également une fois par semaine pour apprendre du "maître".

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Pour Marcel, "l'art n'est pas toujours un message, c'est d'abord pour faire joli et pour avoir envie de le garder. Quand on se donne la peine de construire quelque chose, l'important c'est la conservation de son travail, car c'est ce qui va faire son œuvre pour la postérité".

Commentaires

christian lemenuisiart 11/12/2010 05:52


Que de superbe couleurs . Bonne journée