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Images photos plongee Avec ses images aériennes, terrestres et sous-marines de voyages, le but de ce site est de vous faire découvrir la variété de la faune et de la flore et la beauté des paysages. Ces photos ne sont pas toutes «techniquement» parfaites, mais je m’attache d’abord à saisir l’opportunité et l’instantané. La diversité extraordinaire de la nature est un vrai régal pour les yeux, alors bon visionnage !Photography and scuba diving in the Indian and Atlantic Ocean.

Biologie marine. Une station d'observation à 1.700m de fond

Yvon Gildas(;)o

Biologie marine. Une station d'observation à 1.700m de fond

http://www.letelegramme.com        ©29 décembre 2010



Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir chaque matin, sur son ordinateur, l'image d'une moulière prise par 1.700m de fond, près des Açores! C'est le cas de Jozée Sarrazin, biologiste à Ifremer-Brest.

http://www.letelegramme.com/images/2010/12/29/1161636_8837710-finstation1-20101229-h101a.jpg

On connaissait les navires scientifiques effectuant des missions de mesures. Il faudra désormais compter avec les observatoires de fond de mer. Les campagnes des premiers ne durent que quelques semaines, les observations des seconds nettement plus. On devine l'apport.


Près de Menez gwen

Ifremer coordonne le réseau d'excellence Esonet, qui prévoit la mise en oeuvre de tels observatoires sur douze sites en Europe. Jozée Sarrazin, chercheur en écologie benthique, a participé, avec d'autres, à l'installation de l'un d'entre eux (projet MoMar), en octobre dernier, près des Açores. L'idée est de surveiller la dorsale médio-atlantique, à partir d'un site découvert dans les années 1990, appelé Lucky Strike, un champ hydrothermal situé pas loin de celui de... Menez gwen. Lucky Strike, à 1.700 mètres de profondeur, abrite une centaine de sources entourant un ancien lac de lave. La température des fluides émis peut y atteindre jusqu'à 330ºC et de multiples questions se posent sur la façon dont évolue ce monde nocturne fascinant, où la vie existe, frayant notamment avec les bactéries, le sulfure et le méthane.

Bouée et satellite

La mobilisation du navire océanographique Pourquoi pas? et du Victor 6000, un robot filoguidé sous-marin, a permis de déployer au fond, non sans quelque stress, deux «noeuds d'énergie», l'un à vocation géophysique, l'autre davantage dédié à l'écologie et la chimie. Différents instruments de mesures y sont connectés. Les données sont récupérées par satellite grâce à une bouée reliée au fond mais qui flotte à la surface de l'eau. Elles sont ensuite transférées à Ifremer-Brest. La station, et ce n'était pas simple dans un tel environnement, fonctionne même si un des analyseurs chimiques a eu des problèmes. Bizarrement, un détecteur de séismes n'a plus marché puis a redémarré. Et le soleil des Açores n'a pas été toujours suffisamment ardent pour la bouée à panneaux solaires.

Récupérationà l'été 2011

Pour Lucky Strike, Ifremer a mis au point plusieurs instruments, dont la caméra grand fond Tempo, jusqu'à une spécification... antifouling. Elle s'ouvre deux fois deux minutes par jour. Pour des questions d'énergie, elle ne transmet, pour l'instant, qu'une image quotidiennement. On en saura davantage l'été prochain, lors de la prochaine campagne, quand les modules de la station seront récupérés. Mais d'ores et déjà, Jozée Sarrazin a la «photo du jour» de la moulière. «J'ai mes crevettes, mes vers, mes anémones», plaisante-t-elle. Un gros crabe s'est invité à l'occasion. «Les moules peuvent se déplacer sur des grandes distances, il doit bien y avoir un rythme», présume-t-elle, curieuse d'en savoir plus sur les interactions biologiques. «Est-ce que les organismes réagissent à des changements plus globaux, comme les séismes?», questionne-t-elle aussi.

Neptune, au Canada

La technologie n'a pas fini de prêter main-forte pour essayer de comprendre ce qui se passe dans les océans. Une autre version de Tempo va être utilisée pour le projet Neptune, un observatoire sous-marin, câblé, lui, au Canada. La caméra pourra réaliser trois heures d'images par jour!

  • ©Vincent Durup

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