Extérieurement, les holothuries ou bêches de mer, n’ont rien qui les
affilie aux échinodermes, lesquels sont généralement des organismes hauts en couleurs. De fait, leurs corps, épais et informe, sont fréquemment
recouverts de sable ou de fragment végétaux.
Dépourvus de squelette rigide, comparable à celui dont les oursins sont dotés, les holothuries ne possèdent qu’une peau, résistante comme du cuir, renforcée
par des sclérites calcifiés, logés dans ce derme, et dont on sent littéralement la présence au contact, qui confèrent à l’animal un aspect rugueux.
L’orifice buccal s’ouvre à l’extrémité antérieure de l’animal ; il est cerné de 10 à 30 tentacules rétractiles. L’anus se situe à l’autre extrémité. Le
corps est pourvu de puissants muscles radiaux et longitudinaux, qui autorisent les déplacements. La majorité des holothuries rampent sur le sable, ou escaladent rochers et colonies coralliennes.
Elles consomment des particules organiques collectées dans le sable ou la vase : la matière « brute » est ingérée, triée, et la fraction non comestible rejetée par la suite,
d’où l’omniprésence, sur les sols sableux, de petits « tortillons » de réjection.
Sans préparation adéquate, la plupart des espèces d’holothuries serait impropre à la consommation : leur
chair est en effet imprégnée d’holothurine, qui est une substance aux propriétés toxiques. D’où l’absence de prédateurs dont jouissent ces animaux. Et pourtant, ils disposent encore d’autres
mécanismes de défense. Ainsi, en cas de simple contact avec un plongeur ou s’ils sont malmenés par un agresseur, les holothuries peuvent expulser leurs « tubes de cuvier » : il
s’agit de longs filaments blancs, enduits d’une substance engluante, et qui s’accrochent à tout type de support.
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Holothurie Ananas (Thelenota ananas)
Les grands sujets chez cette espèce, mesurent parfois jusqu’à 70cm. L’ensemble du corps est recouvert de papilles charnues, à bouts pointu, et dont la
longueur s’accroît vers les extrémités. Coloration variable ; brun clair à beige, orange ou gris.
Habitat ; mer Rouge, océan Indien et Pacifique, Afrique orientale. Fonds de sable et de galets, rochers, récifs coralliens. Entre 1 et 40 m de
profondeur.
Biologie : active jour et nuit. Régime : détritus et petits organismes benthiques.
Espèce dépourvue de tubes de cuvier.
Particularités : aux Maldives et ailleurs, très appréciée et vendue sur les marchés sous le nom de
« trépang »
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Holothurie tiretée (Bohadschia graeffei)
Cette holothurie est tout à fait remarquable, grâce à sa coloration blanche, alternant avec des zones brunes. L’ensemble du corps est constellé de petites
ponctuations noires, alternant avec de fins tirets obliques, eux aussi de couleur noire. Les papilles discrètes, s’achèvent en une épine de couleur blanche. Les sujets n’excèdent pas 35 cm de
longueur.
L’espèce circule toujours sur les fonds rocheux, à partir de 5 mètres de profondeur.
Particularités : on peut parfois observer ces holothuries en train de se nourrir, grâce aux tentacules buccaux noirs, soulignés d’un liseré blanc dont
elles sont dotées et qui leur servent à explorer par palpation les interstices entre les colonies coralliennes à la recherche de déchets organiques. A la moindre alerte, ceux-ci sont immédiatement
rétractés.
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Holothurie ponctuée (stichopus variegatus)
Sous famille des tetraodontinae (poissons- globes, tétrodons, ballons), Le nom de
tétraodontidés (du grec « à quatre dents ») fait référence à la denture, constituée de quatre dents soudées, configurées comme un bec d’oiseau. Leurs dimensions à l’age adulte, vont de
6 à 90 cm, pour des poids s’échelonnant de quelque grammes à 65Kg. museau court et émoussé comportant 2 paires de narines.
Ils possèdent l’étonnante faculté de faire gonfler leur corps en absorbant de l’eau. Ils bénéficient d’une autre arme défensive :
une substance sécrétée par leurs tissus, principalement composée de tétrodoxine ; l’équivalent de 8-10 milligrammes peut entraîner la mort !
Bien qu’extrêmement toxique, le fugu, une spécialité japonaise à base de poisson de la
famille des tétraodontidés, est considéré comme un met de choix dans ce pays.
Les poissons- globes possèdent un mode de locomotion particulier qui leur confère une maniabilité maximale sur un espace très restreint. Des mouvements hélicoïdaux
animant les nageoires dorsale et anale assurent la propulsion, mais aussi des marches arrière ainsi que des rotations complètes sur place. Les pectorales, affectées à la direction, sont elles aussi
constamment en mouvement. La caudale, qui assume une fonction de gouverne, ne sert à la propulsion que dans des circonstances exceptionnelles :
pour prendre la fuite.
Le nom familier de poisson-globe griffonné se rapporte aux coloris et motifs qu’arbore
l’espèce, constitués de nombreuses lignes courbes et imbriqués et qui, avec un peu d’imagination, font penser à des graffitis, voire à des cartes
Description : adultes vers 65cm. Dominante de tons blancs, complétés de motifs à base
de tirets, dont l’agencement les uns par rapport aux autres engendre un motif en forme de labyrinthe.
Espèce lagunaire et récif. Généralement depuis le voisinage de la surface et jusqu’à une
trentaine de mètres de profondeur. Se nourrit de spongiaires, mollusques, crabes, algues ; Présent dans l’Indo-Pacifique. Relativement courant
à Mayotte.
Petite pose à la station de déparasitage!
Nettoyage en cours par un labre-barbier bicolore ; Ils examinent méticuleusement
l’épiderme de leurs clients, à la recherche d’ectoparasites, sans coup férir jusqu’à l’intérieur de la gueule grande ouverte de clients, de façon à éliminer les parasites fixés sur les
branchies, à l’origine d’insupportables douleurs. Le bénéfice étant réciproque, on parle de symbiose au vrai sens du terme !
Pour les amateurs de plongée, le lagon de Mayotte est un véritable
paradis, qui abrite des poissons clowns aux demoiselles ou chirurgiens, jusqu’aux poissons pélagiques, raies manta et tortues dans un environnement entouré de massifs coralliens et de parois
rocheuses.
Lien vers la vidéo sousmarine;
Accessible aux débutants et confirmés, la plongée à Mayotte s’adresse à tous type de plongeurs de par la variété des profondeurs des sites (de 5m à
plus de 60 mètres). Plusieurs clubs de plongée répartis dans les différents coins de l’île vous feront découvrir les sites à ne pas manquer.
(Texte© Comité du Tourisme)
Site de plongée de la passe en S
La passe en « S » ou passe de Longogori partage des récifs
Ajangoua et Pamandzi, à l’Est de Mayotte sur une longueur d’environ 4 kilomètres. Apparue il y a plus de 20 000 ans, lors de la dernière glaciation, la passe a pour origine le lit d’une
rivière, ce qui explique sa forme sinueuse qui lui a donné son nom de Longogori (chemin sinueux).
La réserve intégrale de la passe en S, crée en 1990, est délimitée par des bouées jaunes. Grâce au
brassage d’eau, au relief particulier et à la protection dont elle bénéficie, la passe présente des fonds d’une exceptionnelle beauté et d’une grande diversité. Site privilégié pour les plongeurs
et les chasseurs d’images.
Lieu chargé d’histoire, cette île est le passage obligé pour le visiteur qui arrive
par avion.
D’environ 16Km² de superficie, petite terre est situé sur l’axe du récif de la barrière de corail qui va du Nord-Est au Sud en
passant par la passe en S.
Deux communes ; PAMANDZI et LABATTOIR et le boulevard des crabes qui relie petite terre au rocher de DZAOUDZI.
Deux plages principales ; MOYA 1 et 2, un Volcan et son lac ; le DZIANI
DZAHA.
En arrivant à Mayotte par avion, si vous avez la chance d’être placé près d’un hublot, admirez les beautés du
lagon.
Ce grand aquarium est un vaste territoire à explorer.
Au programme ; Baleines, dauphins, dugongs,
tortues et une variété considérable de poissons, coquillages et de coraux.
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